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Coordinatrice :

Neli Dobreva, École des arts de la Sorbonne, UFR04, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Neli.Dobreva@univ-paris1

Coordinateurs partenaires :

Nordic Summer University, Mogens Chrom Jacobsen, chrom.jacobsen@gmail.com

European Humanities University / J. Althusius Institute, Oleg Bresky, oleg.bresky@ehu.lt

Aarhus University, Oliver Kauffmann, kauffmann@edu.au.dk

Lieu

École des arts de la Sorbonne, Centre Saint Charles, 47 rue des Bergers, 75015 Paris, Salle 251

Programme

Les interventions se feront en français ou en anglais sans traduction. Chaque 3ème vendredi du mois sous réserve de modifications selon les disponibilités des intervenants, exceptionnellement la première séance ne se déroulera pas un vendredi, mais samedi 13 octobre 2018.

Samedi 13 octobre 2018 de 11h00 à 13h00

Carsten Friberg, Philosopher, Independant Scholar

« Appearences of the Political: an approach to aesthetics related to the concept of atmosphere »

Carsten Friberg, PhD (philosophy), Independent researcher. He has previously been External Lecturer at Copenhagen University, Assistant Professor at Aarhus School of Architecture and Associate Professor at Aalborg University. He has coordinated study circles within and been spokes person for Nordic Summer University. Currently he works as guest teacher at universities, design schools and art educations and collaborate with artists and researchers on different projects.

Vendredi 30 novembre 2018 de18h30 à 20h30

Miriam Meissner, Assistant Professor, The Haag University, The Netherlands, Visual Cultural Studies

« Socio-aesthetic patterns for de-growth? A formal approach to eco-politics »

Environmental scientists increasingly highlight the need for industrialized societies to implement a drastic transformation towards de-growth economic systems in order to counteract resource depletion and environmental degradation. A transformation towards de-growth would not only require fundamental institutional and policy changes, but it also demands a shift in cultural values and lifestyles.

This lecture starts from the idea that, to realize ‘de-growth’, it is crucial to link this term to innovative concepts of wellbeing and hedonism. Current research studies human history and environmental social movements (e.g. voluntary simplicity) to provide ideas for alternative forms of wellbeing. This presentation suggests that there is an additional pathway towards the innovation de-growth-oriented forms of hedonism. Drawing on Caroline Levine’s theory of forms, I argue that the social and aesthetic ‘organizing patterns’ for a de-growth society can also be found in current cultural practices that are not explicitly about de-growth. Via examples of ‘lifestyle minimalism’, I show how both anti-consumerist and post-work ideals are proliferating in contemporary popular culture. Further, I argue that the analysis of forms can provide insights into the socio-aesthetic patterns that currently prevent these ideals from becoming collectivized and politicized for a de-growth agenda.

Miriam Meissner is Assistant Professor in Urban Studies at the Department of Literature and Art, Maastricht University. Her research explores the interrelation between cities, creativity, political economy and the environment. In particular, it examines how urban art, media and cultural practices re-mediate and politicize global risks of finance and ecology. Miriam’s book publications include Narrating the Global Financial Crisis: Urban Imaginaries and the Politics of Myth (Palgrave, 2017) as well as the co-edited volumes The Routledge Companion to Urban Imaginaries (2018) and Global Garbage: Urban Imaginaries of Waste, Excess and Abandonment (Routledge, 2016).

Vendredi 14 décembre 2018 de18h30 à 20h30

Jean-Hugues Barthélémy, directeur du Centre international des études simondoniennes (Maison

des Sciences de l’Homme Paris-Nord) et chercheur associé HDR à l’université Paris-Nanterre.

« Écologie du sens et refondation du droit à l’âge éco-logique »

L’actuel « tournant écologique » de la philosophie politique n’a pas encore questionné sa propre capacité à revisiter les grandes problématiques qui ont marqué la philosophie du XXe siècle, et dont la problématique fondamentale et architectonique fut celle du sens, seule capable en effet d’unifier les différents domaines de la philosophie en les fondant réflexivement. L’écologie du sens proposée par l’ouvrage La Société de l’invention. Pour une architectonique philosophique de l’âge écologique (Éditions Matériologiques) vise à combler ce manque, ce qui requiert une archiréflexivité par laquelle l’individu philosophant interroge son propre rapport au « faire-sens » des significations manipulées – les mal nommées « représentations ». Nous présenterons ce questionnement nouveau, puis expliciterons ses conséquences pour l’écologie politique, devenue ici éco-logie politique refondant le droit à partir de la dimension économique du sens qu’est la satisfaction des besoins en souffrance – de tous les sujets sensitivo-émotifs au moins. Telle est la refondation hors l’éthique du droit, l’éthique relevant, elle, de la dimension axiologique du sens qu’est la transmission des valeurs par leur incarnation exemplaire.

Jean-Hugues Barthélémy est directeur du Centre international des études simondoniennes (Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord) et chercheur associé HDR à l’université Paris-Nanterre. Agrégé de philosophie et docteur en épistémologie, il est l’auteur d’ouvrages de référence sur la philosophie de Gilbert Simondon. Son récent ouvrage La Société de l’invention. Pour une architectonique philosophique de l’âge écologique (Paris, Éditions Matériologiques, 2018), où est revisitée l’idée de « crise du sens » (chap. IV) en vue d’une connexion avec celle de « crise écologique », pose les bases du futur système radicalement anti-dogmatique  de l’individuation du sens, en lequel l’ontologie génétique – ou génésique – de Simondon se trouve refondée par englobement et remaniée en tant que « philosophie de l’information ontologique » (chap. VI), en lien avec une « philosophie de la production économique » (chap. VII) et une « philosophie de l’éducation axiologique » (chap. VIII) qui procèdent respectivement à la refondation hors l’éthique du droit et à la refondation englobante de l’éthique. Le questionnement dont procèdent ces trois problématiques, et qui est nommé « sémantique archiréflexive » (chap. V), sera approfondi en tant que méthodologie nouvelle dans La Philosophie du paradoxe. Prolégomènes à la Relativité philosophique.

Vendredi 18 janvier 2019 de18h30 à 20h30

Nathalie Blanc, artiste, commissaire, déléguée auprès du COST

« Aux croisements de l’esthétique environnementale et de l’art social, quelles pratiques artistiques ? »

Le désir d’intégrer les arts à la lutte idéologique et surtout à une transformation radicale des rapports sociaux et économiques inspire les théoriciens et les artistes de l’époque des jacobins à aujourd’hui. Je vais tenter de déployer quelques pans de la question des rapports de l’esthétique et de la révolution suivant trois angles principaux : premièrement, je donnerai quelques éléments d’histoire de la Révolution Française à aujourd’hui. Je m’attacherai, dans un deuxième temps, à éclairer cette histoire avec quelques exemples illustrés concernant la relation de l’art et de la ville. Je tenterai, enfin, de montrer à quel point les pratiques artistiques contemporaines qui concernent la question de l’écologie politique relèvent de micro-utopies.

Nathalie Blanc est une pionnière de l’écocritique en France, elle a publié et coordonné des programmes de recherche sur des domaines tels que la nature dans la ville, l’esthétique environnementale et les mobilisations environnementales. Membre fondateur du portail français des Humanités Environnementales, elle a également été, de 2011 à 2015, la déléguée française du réseau de recherche européen COST «Investigating cultural sustainability» et est ensuite déléguée du programme européen COST sur les nouveaux matérialismes «How Matter Matters» (2016-2019) . Elle a publié le livre Form, art, and environment: engaging in sustainability, aux éditions Routledge en 2016. Parmi ses autres publications choisies figurent: « Littérature et écologie. Vers une éco-poésie » avec T. Pughe et D. Chartier, dans Écologie et politique. Écoplasties. Art et Environnement. Avec Julie Ramos, 2010, Manuella. Vers l’esthétique environnementale, 2008, Quae. Elle est aussi artiste et commissaire d’art, travaillant actuellement sur le thème de la fragilité écologique. En 2014, elle était commissaire de l’exposition «Ce qui fait la fragilité» à la Galerie Vivo Equidem. N. Blanc anime et coordonne un projet de LAB ArtSciences Le Laboratoire de la Culture Durable consacré successivement aux sols urbains de l’Anthropocène (SOLS FICTIONS) et à l’alimentation durable (LA TABLE ET LE TERRITOIRE) qui donne lieu à des expérimentations en matière d’écriture et d’exposition (Domaine de Chamarande, 2016 ; Ferme des Cultures du Monde, Saint-Denis).

Vendredi 15 février 2019 de18h30 à 20h30

Asger Sørensen, Associate Professor, University of Aarhus, School of Education, Denmark

« Bildung as Democratic Opinion and Will Formation. Habermas beyond Habermas »

Considering citizenship education specifically in relation to deliberative politics, first, I focus on the role that Habermas in Between Facts and Norms allots to opinion and will formation as a kind of Bildung, emphasizing the collective aspect of discursive formation in the state as well as in civil society. Secondly, even though I have stressed the crucial role of deliberation in the formation to virtue, I recognize that Habermas attempts to combine the republican call for civic virtue with the liberal claims to have rights. Thirdly, I emphasize that also for Habermas Bildung in some sense constitutes the truth of human being, although it is not specified in detail. Fourthly, I argue that democratic citizenship education would benefit from a substantial notion of Bildung, but that Habermas does not support such an argument. Recognizing that Habermas’s idea of collective formation is restricted to providing justice in terms of politics and law, and bearing in mind the alienation in fact produced within the multitudes of modern capitalist and militarist society, I conclude by expressing the fear that Habermas’s account of democratic formation will not be sufficiently attractive to contemporary democratic citizens and thus unable to function as a normative ideal.

Asger Sørensen (b. 1960) is Associate Professor in Philosophy of Education at Aarhus University, Denmark, holding the degrees mag.art. (1992) and Ph.D. (1999) in Philosophy from University of Copenhagen, Denmark. In Danish he has published monographs on utilitarianism, sociologically informed ethics, philosophy of science and Georges Bataille, plus anthologies on John Rawls and Enrique Dussel. In English he has published anthologies on Hegelian dialectics, political philosophy of education and democracy. Many of these have been published by NSU-press. On Brill, he is about to publish the first volume of a trilogy of his own works, Dialectics, Deontology and Democracy. Articles of his in English have appeared in Philosophy and Social Criticism, Hegel-Studien, Ethics and Education, Journal of Philosophy of International Law, Public Reason, Danish Yearbook of Philosophy, among others. He presently serves as chairman of the board of the Danish Philosophical Association.

 

Vendredi 15 mars 2019 de 18h30 à 20h30

Oleg Bresky, Professor, European Humanities University, Vilnius, Lithuania

« The self and citizen: models of connection and social adaptation »

The presentation is devoted to the issues of separate existence, justification and implementation of two concepts – “Self” and “Citizen”. They are separate but dependent on each other. The presentation examines the models of their assimilation by society, as well as the nature of the connection between them, as well as the peculiarities of cultural forms taking shape under this kind of influence. Examples will be used from the practice of developing the doctrine of human rights, privacy, secularization, cosmopolitanism, the concept of Li.

Oleg Bresky is Professor of law at the European Humanities University, Vilnius, Lithuania. His research interests focus on constitutional law, the history of law and regional politics. He has authored: Political, Linguistic, and Religious Boundaries As Distinctive Creative Space: Why New Ideas Are Generated in Border Lands; et Locality. Toward the normative ground of social place and order; From tranzitology to the theory of Boundaries.

Vendredi 29 mars 2019 de 18h30 à 20h30

Oliver Kauffmann, Associate Professor, Head of Department for Philosophy of Education and General Education, Aarhus University, Denmark

« Limits of description for Man on planet Earth »

Bruno Latour, in his book Où atterrir? Comment s’orienter en politique (2017), lends us a diagnosis of the Trump era, which highlights the climate debate as a war, and all other geopolitical problems as related to this war. Donald Trump’s decision to withdraw from the Paris accords 2015 and the extensive rise of protective nationalist movements, emphasize the inertness of Modernism’s idea about Globalization and the need for geopolitics to look elsewhere in order to answer the question: What to do? Latour’s answer is to look at man’s belonging to a territory, to a ‘soil’, in order to, in the first place, describe how ‘the earthly’, matérialité, the belongingness, is put together. Painstaking description necessarily precedes political action, he declares. But how? In my presentation, I take up Latour’s stance of earthly description, the turn towards ‘the archaic’, his dismissal of ‘a view from nowhere’, ‘a view from out there’ and of corresponding frames of mind like naturalism, scientism, one-eyed rationalism and ‘Galileism’. Latour is probably right, that the geopolitical change from his suggested perspective would be powerless considered as a philosophical idea, and his critique of those stances is probably sound – in particular from the perspective of phenomenology. It is not clear, however, through which of the well-known scientific and epistemic endeavors we would be able to achieve the suggested ‘new earthly grounding’. In my presentation I take a close and critical look at Latour’s proposed ‘Earthly stance’, the peculiar perspective from which it makes sense to say “die Ur-Erde bewegt sich nicht” (Husserl), and to which a hope for a future geopolitics might be attached.

Oliver Kauffmann is Associate Professor and Head of Department of Philosophy of Education & General Education, Aarhus University. His research area lies between philosophy of mind and epistemology, with a particular focus on forms and functions of consciousness, implicit learning and the controversies in sociology of science on explicit and implicit forms of knowledge. Other research topics include Left Hegelianism, Albert Camus’ authorship and pragmatism. Publications include papers in Journal of Consciousness Studies and Behavioral and Brain Sciences. He has been a visiting scholar at New York University and an invited speaker on several occasions, including at Université de Nancy, at School of Advanced Study (University of London), at The Ockham Society (Oxford University), at The City University of New York and at Xiamen University.

Vendredi 12 avril 2019 de 18h30 à 20h30

Sune Frølund, Associate Professor, University of Aarhus, School of Education, Denmark

« Environmentalism without Nature ? »

Arguments against the concept of nature are launched from the side of ecology as well as from post-modernism. In his Thinking like a Mall – Environmental Philosophy after the End of Nature, as well as in an earlier work, American philosopher Steven Vogel argues that a distinction between a build and an unbuild nature is without sense and, consequently that the concept of nature has lost its meaning. His proposition now is that environmentalism will be better off if it dismisses this ambiguous and empty concept. I will try to make the case for nature against Vogel’s verdict.

Sune Frølund, Associate Professor University of Aarhus, mag.art. in philosophy, ph.d. in philosophy of education. Has written papers on philosophy and history of nature, on Medard Boss’ Daseinstherapy, on phenomenology of the body (Hermann Schmitz), on the theory-practice-dichotomy, on Gernot Böhme’s philosophy of nature and aisthetics of atmospheres. Edited a volume Nature in Education (with Peter Kemp, LIT-Verlag).

Vendredi 17 mai 2019 de18h30 à 20h30

Pauline Julier, artiste et cinéaste

Projection du film de Pauline Julier en présence de la réalisatrice : Naturales Historiae, 56min, 2018. Avec Jun Wang, Bruno Latour et Philippe Descola.

« À travers différentes histoires naturelles tournées entre la Chine, la France et l’Italie, « Naturales Historiae » interroge nos manières de penser et représenter la Nature. Chaque chapitre explore une situation d’êtres humains aux prises avec la Nature et ses images, qui révèle leurs obsessions et ébranle nos certitudes. »

Pauline Julier est artiste et cinéaste. Ses films ont été présentés dans des festivals, des centres d’art et des institutions du monde entier, parmi lesquels le Centre Pompidou à Paris, le Festival Loop à Barcelone, Visions du Réel à Nyon, le Tokyo Wonder Site à Tokyo, le Museum of Modern Art en Tanzanie, le Centre d’Art de Genève, à New York, Madrid, Berlin, Zagreb, Bucharest, à la Cinémathèque à Toronto ou encore au Pera Museum Musée à Istanbul. Elle a reçu le Swiss Federal Art Price à Art Basel en 2010 et les bourses d’Aide à la création (2013) et Bethoud (2014) de la Ville de Genève. Elle a été invitée à montrer son travail au Palazzo Grassi à Venise l’an dernier, a participé à la dernière exposition de Bruno Latour au ZKM de Karlsruhe en 2016 et vient de présenter sa première exposition solo au Centre Culturel Suisse de Paris. Elle est actuellement en tournage d’un long-métrage documentaire au CERN produit par Close Up Films pour lequel elle a obtenu le prix Prix Pour-cent culturel Migros documentaire-CH (1e étape) et sort cet hiver un essai documentaire Naturales Historiae. Site internet : http://paulinejulier.com/

Vendredi 14 juin 2019 de 18h30 à 20h30

Yves Charles Zarka, professeur émérite, Université Paris Descartes – Sorbonne, chaire de philosophie politique

« Citoyenneté écologique »

Yves Charles Zarka est professeur émérite de l’université Paris-Descartes. Il a été directeur de recherche au CNRS, où il dirigeait le Centre d’histoire de la philosophie moderne et le Centre Thomas-Hobbes. Il est fondateur et directeur de la revue Cités. Il a fondé et longtemps dirigé le centre PHILéPOL (philosophie, épistémologie et politique) de l’université Paris-Descartes (composante de l’EA 4569 Éthique, Politique et Santé) au sein duquel les recherches s’organisent sur le concept de « monde émergent ». Ses recherches portent sur la démocratie, les nouveaux enjeux environnementaux, la nouvelle configuration du pouvoir au niveau mondial, le cosmopolitisme, la tolérance, etc.

 

 

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